Plus précisément

Comme je l'indique dans ma présentation, je suis psychologue clinicienne, de formation psychanalytique et systémique. Mais qu'est-ce que cela signifie ?

 

Tout d'abord, cela signifie que je ne suis pas médecin, contrairement au psychiatre. Je ne peux donc pas prescrire de médicaments. Par contre, si je le juge nécessaire, je peux orienter vers lui.

Le psychiatre diagnostique et traite les maladies mentales, dont notamment celles qui auraient des causes organiques et celles qui relèvent de ce qu’on nomme communément « la santé mentale ». Il apporte également un soutien ponctuel face à une difficulté de vie, via une réponse souvent médicamenteuse (antidépresseurs, anxiolytiques, psychotropes variés) et peut proposer une hospitalisation. Il est remboursé par l'Assurance Maladie et délivre des ordonnances.

 

Psychologue clinicienne, signifie que j'ai un cursus universitaire (DESS ou DEA/Master 2).

Je suis formée à la psychopathologie et à la clinique. C'est-à-dire que j'ai été sensibilisée aux différentes pathologies mentales, aux différentes thérapies existantes. Je m’attache à comprendre et à étudier les comportements humains et le fonctionnement du psychisme sous tous ses aspects.

Je propose des entretiens à visée thérapeutique, en face à face, dans une situation d’échange et de dialogue. Schématiquement, la psychothérapie vise à développer une meilleure adaptation de l’individu aux rôles et aux situations sociales.

 

De formation psychanalytique, signifie que j'utilise comme théorie la psychanalyse et peut proposer au patient une cure analytique. Cela implique donc que j'ai fait une cure analytique moi-même, me permettant de bien comprendre les mécanismes de mon inconscient. 

La cure analytique est une cure par la parole pour se libérer, au mieux, de ses souffrances psychiques, en apprenant à mieux comprendre son fonctionnement intérieur, en découvrant ses limites, en étant à l'écoute de ses désirs et de ses attentes. Il ne s’agit pas de guérir mais d’être aguerri. 

Le travail ne consiste pas à réfléchir pour élaborer, mais d’essayer autant que possible de lâcher prise dans un cadre contenant, sécurisant.  Plus le lâcher prise est possible, plus la parole se libère.

Pour ce faire, il est demandé au patient de laisser venir tels quels les « matériaux » de l’inconscient (des mots, des images, des émotions, des lapsus, des réminiscences…) de façon la plus brute et spontanée possible.

Petit à petit, des liens émergent parmi les différents matériaux rassemblés au cours des séances de la cure psychanalytique : ses expériences bonnes comme mauvaises, son imaginaire, ses rapports avec ses parents/ses enfants, ses souffrances intimes, son mode de fonctionnement, son rapport à l’autorité, ses relations amoureuses, ses rêves et cauchemars... Petit à petit, tous ces liens font sens.

Une fin de cure est souvent marquée par le fait que le patient parvient enfin à exprimer sa créativité. Ce qui ne veut pas dire que chacun devient nécessairement un artiste. Mais qu’il est possible de se libérer de ses entraves (qui faisaient souffrir, ô combien !) d’accepter ses imperfections (et celles de ses proches), pour accéder à une vie où l’on se risque (parce qu’on assume ses choix), une vie possiblement moins normative avec des chemins plus ouverts et une plus grande liberté d’action et de pensée. Car être à l’écoute de son désir et de sa singularité, c’est se donner la possibilité de se dépasser.

Je pratique sous le contrôle d’une supervision, issue de mon école d’appartenance. J'entreprends également un travail de réflexion clinique avec d’autres psychanalystes. J'appartiens à une association psychanalytique.

 

L'approche systémique, quant à elle, ​s'intéresse aux relations humaines : l'individu fait partie et est influencé par différents systèmes : familial, professionnel, social,.. Les personnes dépendent les unes des autres et leurs échanges se font selon des règles implicites de communication utilisées le plus souvent de manière inconsciente. Les difficultés d'une personne signalent parfois une souffrance qui peut parfois être celle d'un système.

L'approche systémique prend donc en compte la communication et les interactions entre les individus. Elle est particulièrement utilisée en thérapie familiale car une famille constitue un système social naturel mais l'approche systémique peut s'appliquer dans le cadre d'une thérapie individuelle  : il n'est pas nécessaire de faire participer tout un groupe pour opérer un changement. Modifier unilatéralement ses relations avec les autres personnes du système peut avoir un effet sur le fonctionnement du groupe.

Je suis en cours de formation chez PrieurFormations (CECCOF) qui prendra fin en 2023. Je me forme à la thérapie systémique familiale, à la thérapie systémique brève et à la thérapie systémique de couple.

© 2019 Nathalie Cassar